Culture, production de fruits, légumes dans le département Martinique (972) - page 1

Liste des sociétés ayant pour activité "Culture, production de fruits, légumes" dans le département Martinique (972) - page 1

VENITOR VICTOIRE

97232 LE LAMENTIN

A PIERRE-LOUIS

97280 VAUCLIN

CLAUDE LAURENCIN

97240 LE FRANCOIS

SCI SOCIMAR

97229 LES TROIS-ILETS

HELLOT CLAUDE ET ASSOCIES

97200 FORT-DE-FRANCE

RUFFIN LEZIN

97213 GROS-MORNE

INDIVISION GARDIE

97270 SAINT-ESPRIT

DONATIEN PARICARD

97230 SAINTE-MARIE

RAPHAEL PERINA

97270 SAINT-ESPRIT

BERNABE CHARLES-NICOLAS

97270 SAINT-ESPRIT

LUCIEN COUTA

97220 TRINITE

JOCELYN CRASPAG

97232 LE LAMENTIN

PHILIBERT PAGO

97260 LE MORNE-ROUGE

BERNARD BELLANCE

97230 SAINTE-MARIE

ALBERTE EUSTACHE

97270 SAINT-ESPRIT

JEAN-PIERRE JANVIER

97260 MORNE ROUGE

ERIC KIAYILOUCA

97230 SAINTE-MARIE

MICHEL LEMUS

97240 LE FRANCOIS

FERNAND DUPROS

97216 L'AJOUPA-BOUILLON

EDMOND RIGAH

97231 LE ROBERT

FREDERIC MAYAUT

97213 GROS-MORNE

SAMUEL LIBER

97225 LE MARIGOT

ROLAND PERNELLE

97224 DUCOS

ALICE HUBERT

97213 GROS-MORNE

LEO EGARNES

97280 LE VAUCLIN

GFA RIVES CHANCEL

97232 LE LAMENTIN

BERTHE CHARLES-ALFRED

97260 LE MORNE-ROUGE

LUCIEN JEAN-BAPTISTE

97213 GROS-MORNE

MARIE-AIMEE LETCHIMY

97260 MORNE ROUGE

PAUL LOUISON

97212 SAINT-JOSEPH

DANIEL JUBERT

97230 SAINTE-MARIE

TULLY THELAMON

97229 LES TROIS-ILETS

DANIEL AZEROT

97225 MARIGOT

MESMIN SAINTE-ROSE

97218 BASSE POINTE

RICHARD PLESEL

97225 MARIGOT

GERARD MOMPELAT

97240 LE FRANCOIS

EMILE ALONZEAU

97215 RIVIERE SALEE

ETIENNE GALVA

97214 LORRAIN

SARL RESSOURCE

97220 TRINITE

THIERRY ETIENNE

97232 LE LAMENTIN

LAURENT LAGARRIGUE DE MEILLAC

97260 LE MORNE-ROUGE

HABITATION ASSIER

97214 LORRAIN

SARL UNION

97232 LE LAMENTIN

MARIE JOACHIM-ARNAUD

97211 RIVIERE-PILOTE

GAETAN LABONNE

97212 SAINT-JOSEPH

SCEA BEAUREGARD

97221 CARBET

PEPIN ANEXINE

97214 LORRAIN

ELEVAGE CHARMILLE

97212 SAINT-JOSEPH

JACQUES BOURGEOIS

97232 LE LAMENTIN

JEAN COUFFE

97213 GROS-MORNE

LOUIS BABILLON

97220 TRINITE

BRUNO DUBREAS

97231 LE ROBERT

DESIRE FINOLY

97270 SAINT-ESPRIT

JEAN-MICHEL CIRENCIEN

97226 LE MORNE-VERT

ALIZE EARL

97240 LE FRANCOIS

TI-FONDS

97240 LE FRANCOIS

EDDIE THEOTISTE

97270 SAINT-ESPRIT

REGALE

97270 SAINT-ESPRIT

VALERIE LOUIS-JOSEPH

97226 LE MORNE-VERT

PAQUEMAR

97280 VAUCLIN

ERICK DESMONTILS

97224 DUCOS

NAZAIRE DEMONIERE

97218 BASSE-POINTE

GRENADIERE

97232 LE LAMENTIN

ROGER PAMPHILE

97214 LORRAIN

ADELINE CHARLES

97212 SAINT-JOSEPH

LUCIENNE TORON

97260 LE MORNE-ROUGE

HONORE DERUEL

97216 AJOUPA BOUILLON

MICHEL MARIE

97218 BASSE-POINTE

GFA POTICHE

97218 MACOUBA

GHISLAINE MARTHE-ROSE

97240 LE FRANCOIS

HABITATION GRADIS

97218 BASSE-POINTE

RAOUL JOACHIM

97214 LORRAIN
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Depuis près de 300 ans, la culture des bananes et plantins fait partie intégrante du paysage économique de la Martinique. Pendant ce laps de temps, la filière a connu des hauts – pendant les Trente Glorieuses, notamment – mais aussi des périodes plus difficile, telles qu’au début des années 2000, avec une pression concurrentielle de plus en plus prégnante. 

L’importance de la filière « banane antillaise » pour l’économie martiniquaise

Pour l’INSEE, la sous-classe 01.22Z englobe les cultures des fruits tropicaux et subtropicaux, dont la banane, cette description ne suffit évidemment pas à cerner le « poids » que représente la filière « banane antillaise » pour l’économie martiniquaise.
Ce secteur fait aujourd’hui face à d’importants défis – environnementaux, notamment – sa résilience reste l’un de ses principaux atouts. Il représente un gisement d’emplois remarquable pour une île antillaise qui souffre d’un fort taux de chômage.

1736 : plantation des premiers bananiers

Les premiers bananiers plantins ont été plantés en Martinique en 1736, pendant les heures sombres de l’esclavage. Toutefois, contrairement à la canne à sucre, la banane était essentiellement consommée par les populations locales, et non exportée vers la métropole. 

A la fin du XXIème siècle, la banne dessert a été introduite, et son commerce a timidement commencé à se développer, même si la production restait alors en très grande majorité à vocation de culture vivrière. L’envol du secteur s’est donc révélé assez tardif, autour des années 50, mais il n’en a pas moins été spectaculaire – ainsi, pour exemple, les Antilles exportaient à peine plus de 75 000 tonnes de bananes au sortir de la Seconde Guerre Mondiale contre … plus de 250 000 tonnes en 1960, et environ 270 000 tonnes aujourd’hui.

Ensuite, avec l’implémentation du marché commun européen, en 1993, la préférence nationale a disparu, et la « banane de Martinique » s’est retrouvée face à des offres concurrentes aux prix « cassés », provenant notamment d’Amérique du Sud. En outre, les acteurs antillais du marché étaient tout simplement trop nombreux pour lutter efficacement contre cette pression concurrentielle.

L’apparition de l’UGPBAN (Union des Groupements de Producteurs de BANanes), en 2003, a permis à la filière de passer à une unification. Les efforts placés sur le marketing et la communication, au travers du ruban tricolore notamment, ont également porté leurs fruits. 

Mieux connaître la banane pour mieux comprendre les acteurs du marché

Si la banane fait désormais partie des fruits que l’on a l’habitude de trouver sans difficulté en grande surface, son exportation depuis les Antilles jusque dans l’Hexagone n’a pas toujours été simple, et pendant longtemps, cela lui a conféré le statut de « fruit de luxe ». Il s’agit en effet d’un produit plutôt fragile, qu’il faut veiller à bien emballer et à ne pas faire subir de chocs. Qui plus est, le temps nécessaire pour qu’un bananier arrive au stade de permettre une récolte, il faut compter neuf mois. En outre, une fois cueilli, un régime doit être transporté aussi rapidement que possible vers son point de vente.

Afin de contourner ce problème, les bananes sont acheminées vertes, et passent en mûrisserie pour simuler, de façon artificielle, le processus de maturation qui lui donnera sa couleur jaune si caractéristique. En tout état de cause, toutes les difficultés logistiques ont toutes été surmontées (avec la ventilation dans les cales des navires, par exemple, afin de retarder le mûrissement des régimes).

Le trafic mondial de ce fruit équivalait à environ 213 000 tonnes en 1900, il représente aujourd’hui plus de 18 millions de tonnes.

Une implantation très poussée en Martinique

En Martinique, la production de bananes couvre près de 6 000 hectares, se remettant doucement des effets dévastateurs de l’ouragan Maria en 2017. On retrouve le bananier dans la quasi-totalité des jardins, tant publics que chez les particuliers. Les exploitations agricoles se concentrent dans trois zones de l’île.

Le nord de l’ile, s’étendant depuis Macouba jusqu’à la Trinité, et englobant notamment les pentes de la montagne Pelée – dont Ajoupa-Bouillon – abrite ainsi de très nombreuses bananeraies.

A elle-seule, la commune du Lorrain accueille près du quart de tous les producteurs martiniquais.

Ces derniers sont également très présents dans le centre de l’île, entre le Lamentin, le Robert et le Saint-Joseph – avec 10% des producteurs uniquement dans le Lamentin, dont quelques-uns des plus gros acteurs du marché.

Enfin, le Sud est un peu moins concerné, mais les communes du François, et de Rivière-Pilote jusqu’au Saint-Esprit, par exemple, restent imprégnées par cette culture. Le fait que la production de banane soit si développée en Martinique, avec 400 producteurs, s’explique notamment par son climat idéal, caractérisé par une chaleur uniforme – autour de 26°c – une forte humidité et la richesse des terres volcaniques.

Une filière économique au fort potentiel, mais qui doit faire face à des menaces

Rappelons, tout d’abord, que chaque semaine, ce sont près de 250 conteneurs – avec 27 millions de bananes – qui transitent depuis la Martinique ou la Guadeloupe à destination de l’Europe, et qu’une ligne de fret spécifique a dû être mise en place.

L’union fait la force

Vous constaterez que nous avons ici fait le choix de regrouper les volumes produits en Martinique et en Guadeloupe, et cela ne doit rien au hasard, car les producteurs de ces deux îles des Antilles se sont alliés pour constituer une filière plus puissante face à leurs rivaux internationaux. Celle-ci porte le nom de « Banane de Guadeloupe & Martinique », et elle occupe une place prépondérante dans l’économie de ces deux îles. 

Au sein de l’UGPBAN précédemment évoquée, l’objectif est à présent de sécuriser l’avenir de cette filière, et de développer encore davantage l’emploi. Pour ce faire, il s’agit de garantir un niveau d’activité tout au long de l’année, qui soit moins sensible qu’actuellement aux événements climatiques et aux éventuels soubresauts des cours du marché. En outre, un effort important a été engagé – avec l’aide des pouvoirs publics – sur la formation des salariés concernés, pour maintenir leur employabilité pendant toute leur vie professionnelle, et pour permettre également des évolutions de postes.

A l’heure actuelle, cette filière représente plus de 10 000 emplois, soit environ 5% des actifs, et 60% des salariés agricoles en Martinique travaillent en son sein, autour d’une trentaine de compétences professionnelles distinctes. Pour les jeunes qui entrent sur le marché du travail, ce secteur peut indéniablement être porteur de nombreuses opportunités.


Les enjeux de demain

Il est certain que la banane de Martinique doit encore faire face à une concurrence internationale « zélée », dont certains acteurs n’hésitent pas à se servir de produits chimiques – dont le tristement célèbre chlordécone, désormais interdit dans toutes les bananeraies des Antilles françaises – pour accroître leur productivité. Les clients sont néanmoins demandeurs de davantage de transparence, et de pratiques plus vertueuses vis-à-vis du respect de l’environnement.

Une utilisation en baisse des produits chimiques

Ainsi, même si d’aucuns jugent les normes actuelles d’importation laxistes vis-à-vis de certains producteurs latino-américains peu regardants vis-à-vis des pesticides, le prix n’est plus le seul critère d’achat des ménages. C’est une excellente nouvelle pour l’avenir de la filière en Martinique, car les producteurs locaux sont d’ores et déjà parvenus à réduire de plus de 65% leur utilisation de produits chimiques, avec l’objectif d’arriver à une disparition quasi-totale de ces pratiques pour 2020.

La création de l’Institut Technique Tropical 

Outre la suppression des perturbateurs endocriniens, la protection de la biodiversité fait également partie des enjeux actuels, et plusieurs initiatives louables vont dans ce sens, dont la création de l’IT2 (Institut Technique Tropical), réputé pour la qualité de ses travaux, ainsi que la signature des Plan Banane Durable I et II, avec le ministère de l’Agriculture.

La Cirad 925, une banane « bio »

Enfin, si le concept de production de bananes « bio » en Martinique a longtemps été sujette à caution, du fait de problèmes de rentabilité de cette forme de culture dans les zones tropicales, ce modèle économique a fait son apparition depuis cette année seulement, au travers d’une variété très spécifique, la Cirad 925. On le voit, les initiatives pour le développement de la « banane de demain » ne manquent pas dans le département du 972, et les nombreuses opportunités d’emplois à la clé poussent à espérer qu’elles se concrétiseront pleinement.

Les données clés de l'activité "Culture, production de fruits, légumes" dans le département Martinique (972)

Nombre total d'entreprises
2133
entreprises
Répartition par taille d'entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Parité Homme/Femme

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